La théologie judéo-chrétienne a placé le corps en tension entre l'aspiration céleste et les désirs terrestres. L’Europe chrétienne au Moyen âge a longtemps considéré le corps humain seulement comme le réceptacle de l'âme, un corps synonyme du péché originel qu'il faut dominer pour laisser épanouir le divin. En réalité, le corps n'est pas simplement l'incarnation de l'Esprit. La Réforme a proclamé la Grâce de Dieu comme une réalité première sur la vie du croyant; cette justification par la foi ne se réduit pas à l'Esprit, mais touche l'être tout
entier!